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Côte d’Ivoire : Après le 25 octobre 2025, comment construire une espérance pour tous les Ivoiriens ?


Côte d'Ivoire

Par Claude Koudou

Le 25 octobre 2025 a vu un scrutin présidentiel qui n’a pas mobilisé les Ivoiriens. Il faut dire que ce scrutin s’est tenu dans un climat de contestation parce que le sortant briguait un 4ème mandat anticonstitutionnel. Sur l’échiquier politique, le président Laurent Gbagbo avait lancé un appel pour s’opposer au 4ème mandat. Pour l’instant, cet appel semble resté lettre morte.


Cependant, les stigmates des années 2010-2011 restent vivaces et les dommages causés sont encore visibles dans la population ivoirienne. Il y a eu de nombreux morts liés aux violences électorales ; des pertes d’emploi ; des départs massifs en exil ; des pertes de biens ; des familles déstructurées. Après de tels dégâts, il convient de s’asseoir et de réfléchir sur la direction à prendre dans l’intérêt de la population. Par ailleurs, il importe de noter que dans nos approches respectives, l’on doit intégrer que la lutte pour la démocratie est d’abord une affaire qui doit être pensée en amont comme devant profiter au peuple, avant que des personnalités se révèlent pour porter la dynamique. Depuis 2010 – 2011, les Ivoiriens qui vivaient naguère en bonne intelligence, se regardent en chiens de faïence.

Cet état de fait doit changer pour que les Ivoiriens renouent avec l’espérance. Cela suppose que l’on change de paradigme. Les devanciers ont fait la politique d’une certaine façon. Avec l’évolution de la société et les défis qui se présentent au pays, il convient d’inventer un nouveau logiciel politique. Il faut rappeler qu’en mai 2005, lorsque le RDR et le PDCI se sont rendu compte qu’ils avaient du mal à faire séparément face au FPI, ils ont créé le RHDP.


Face au RHDP au pouvoir, la gauche ivoirienne émiettée en différents groupements ne fera jamais le poids. Le réalisme politique commande la mise sur pied d’un vaste rassemblement populaire afin de donner de l’espérance aux Ivoiriens.

Alors, on peut poser une question fondamentale ; Quel support crédible pour soutenir une offre politique alternative ? D’abord, il faut que les progressistes adoptent une mentalité qui fasse gagner. Le temps des divisions, des récriminations, de la vengeance et de la polémique stérile doit passer pour que l’on se réinvente.


Car la vie politique obéit à des logiques qui ne sont pas toujours linéaires. Il faut dire qu’en France, depuis plus d’un quart de siècle, la plupart de ceux qui sont devenus présidents de la République ont été vus à un moment donné comme des traites. La réalité est que lorsqu’un parti politique est à bout de souffle, ou quand il n’arrive plus à se réinventer, une personnalité se démarque pour proposer une voie alternative. Ce fut le cas de Chirac vis-à-vis de Giscard ; de Sarkozy vis-à-vis de Chirac et de Macron vis-à-vis de Hollande. Il faut donc taire les divisions et aller à l’essentiel.

Il s’agit de créer un grand parti de gauche. Quelles peuvent être les modalités ? Par exemple, la personne qui sera portée à la tête de ce parti ne sera pas la candidate naturelle à l’élection présidentielle. Ainsi, à l’approche de l’élection présidentielle, des primaires devront choisir le(a) candidat(e). Cela dit, l’on peut retenir que Les Ivoiriens n’attendent pas des acteurs politiques qu’ils s’aiment entre eux. Ils veulent que soient créées des conditions qui les rendent heureux. Alors, les plus ouverts et les plus tolérants pourront ouvrir le chantier de ce grand rassemblement qui se pose en alternative et construise une espérance aux Ivoiriens.

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