Ahoua DON MELLO, la voie de la prudence
- Diaspora pour ADM
- 24 sept. 2025
- 2 min de lecture

J’aime les traîtres… comme Ahoua Don Mello.
On l’a traité de traître parce qu’il a eu l’audace de suggérer au PPACI de prévoir des candidatures de précaution. Simple prudence face au risque d’un Conseil constitutionnel instrumentalisé par Ouattara. Mais il a suffi d’un mot, « traître », répété en boucle, pour tenter de salir quarante années de lutte aux côtés de Laurent Gbagbo.
Or, soyons sérieux : un traître se démasque vite. Il ne tient pas un an, deux ans, encore moins quatre décennies. Alors une traîtrise de quarante ans ? Cela s’appelle plutôt la fidélité. La fidélité à une idéologie, à une vision : celle de la gauche, celle de la souveraineté. Ce que Don Mello refuse, ce n’est pas une cause, mais une religion politique où l’on confond parti et chapelle, idéologie et idolâtrie.
Et c’est là que chaque Ivoirien doit ouvrir les yeux. Le combat ne se mène pas pour un homme, si grand soit-il. Le combat se mène pour la souveraineté de la Côte d’Ivoire. Voilà la ligne de Don Mello : briser l’idolâtrie pour redonner aux idées leur primauté. Car l’idolâtrie ne construit rien : ni pain, ni route, ni avenir. Elle enchaîne. L’idéologie, elle, libère.
C’est pourquoi il propose le seul chemin qui ne nous coûtera ni sang, ni ruines, ni milliards engloutis : battre Ouattara dans les urnes. Certains appellent cela une trahison ; moi j’appelle cela une stratégie. Car en vérité, ceux qui nous poussent encore et encore vers l’abattoir, ceux qui ont déjà transformé nos nuits et nos jours en guerres fratricides, sont-ils plus patriotes que celui qui prêche le vote, même au prix d’une défaite ?
Ivoiriens, la question est là : voulons-nous continuer à suivre des hommes qui nous mènent à la guerre, ou choisir enfin la voie de la souveraineté pacifique ? La défaite et la victoire font partie de la vie, mais la souveraineté est l’horizon commun. Et c’est ce choix que Don Mello incarne : non pas se prosterner devant des idoles, mais relever la nation.
Alors oui, si être traître, c’est refuser l’idolâtrie, alors Don Mello est un traître et je suis avec lui. Mais si être patriote, c’est défendre la souveraineté de la Côte d’Ivoire, alors il est plus fidèle que jamais. Il appartient désormais à chaque citoyen de décider : l’idole ou l’idéologie, la servitude ou la souveraineté.
Le moment est venu. Se lever, aller voter. Tourner la page des illusions. Choisir le moindre mal, qui est en réalité le plus grand bien : la souveraineté.








C'est certainement un des plus beaux textes que je lis, à ce sujet. Bonne inspiration, belle ecriture, très bon texte. Sur ce coup-là, j'adhère à la traîtrise d'Ahoua Don Mello.
Merci et bravo l'artiste !
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