Ahoua Don Mello : une fidélité dérangeante à Laurent Gbagbo pour sa propre souveraineté
- Diaspora pour ADM
- 4 oct. 2025
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Par Dr. Kablan Effossou (PhD)
Depuis la naissance du Front Populaire Ivoirien (FPI) jusqu’à la création du Parti des Peuples Africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI), Ahoua Don Mello n’a jamais renié son engagement auprès de Laurent Gbagbo. Dans une Côte d’Ivoire politique où l’opportunisme est souvent récompensé et la constance punie, sa fidélité dérange. Elle dérange parce qu’elle rappelle à chacun la valeur du courage politique, à une époque où beaucoup préfèrent les honneurs du pouvoir à la dignité des convictions.
Ahoua Don Mello : Un homme d’État avant d’être un homme de parti
Ahoua Don Mello appartient à cette génération d’intellectuels formés dans la rigueur et l’exigence du service public. En tant qu’ingénieur et technocrate, il a contribué à bâtir des infrastructures, à penser le développement et à défendre une vision économique souveraine : produire ivoirien, transformer localement, décider librement.
Contrairement à beaucoup d’anciens cadres qui ont troqué leurs convictions contre des privilèges, lui a choisi de rester du côté de la vérité, pas du pouvoir.
Le FPI, berceau de la souveraineté trahie
Le FPI n’était pas qu’un parti : c’était une école de pensée, une idéologie, un appel à la décolonisation mentale et économique. Mais la crise postélectorale de 2010–2011 a tout bouleversé. Lorsque le pouvoir a changé de camp, la fidélité a disparu comme par enchantement.
Certains anciens compagnons de lutte ont préféré rejoindre le système qu’ils combattaient hier, trouvant dans la soumission une nouvelle forme de confort politique.
Don Mello, lui, a refusé. Exilé, écarté, mais jamais brisé, il a continué de défendre la ligne originelle du FPI : la souveraineté totale de l’État ivoirien face aux diktats extérieurs.
Du FPI au PPA-CI : continuité du combat, pas rupture
Quand Laurent Gbagbo a fondé le PPA-CI, ce n’était pas un caprice de politicien blessé, mais un acte de renaissance historique. Une manière de rappeler que la lutte pour la souveraineté ne meurt pas en exil ni dans les prisons de La Haye.
Ahoua Don Mello, fidèle à sa vision, y a vu la continuité naturelle du combat commencé dans les années 1980 : libérer la Côte d’Ivoire et l’Afrique de toutes les formes de domination — économique, monétaire, politique ou culturelle.
Une fidélité qui démasque l’opportunisme
Cette fidélité dérange, car elle met à nu l’inconstance de ceux qui ont fait du reniement un mode de carrière. Dans les couloirs du pouvoir, certains se disent “réalistes” pour justifier leurs compromissions ; d’autres se travestissent en “nouvelle opposition” tout en cherchant les faveurs du régime.
Ahoua Don Mello, lui, ne compose pas avec la vérité. Sa loyauté envers Gbagbo n’est pas un culte, mais un engagement politique rationnel : défendre la souveraineté nationale, quelles qu’en soient les conséquences.
Le prix du courage
Ce courage se paie cher. Être fidèle à un projet souverainiste dans la Côte d’Ivoire actuelle, c’est accepter l’isolement, la diabolisation médiatique et la marginalisation. Mais Don Mello a choisi le camp de l’histoire, pas celui du confort immédiat.
Dans ses interventions, il ne cesse de rappeler que le vrai développement ne viendra pas des accords de façade avec les puissances étrangères, mais de la maîtrise nationale des ressources, des infrastructures et des savoirs.
La fidélité comme acte de souveraineté
Ceux qui réduisent son engagement à un simple attachement personnel à Gbagbo passent à côté du fond. Don Mello n’est pas prisonnier d’un homme, il est fidèle à une ligne de libération africaine, celle qui refuse que le destin du continent soit dicté depuis Paris, Washington ou Bruxelles.
Sa fidélité dérange parce qu’elle symbolise une résistance morale dans un champ politique corrompu par la peur et la dépendance.
Contre le pouvoir actuel et la “nouvelle opposition molle”
Dans cette Côte d’Ivoire du tout-contrôle, où la démocratie est devenue une mise en scène, la posture de Don Mello prend tout son sens.
Face à un pouvoir qui confond stabilité avec immobilisme, et développement avec endettement, sa voix rappelle que la souveraineté ne se mesure pas en chiffres de croissance, mais en capacité à décider librement de son avenir.
Et pendant que certains leaders d’opposition ont troqué le courage pour la prudence, préférant les salons du dialogue à la défense du peuple, Ahoua Don Mello reste debout.
Il ne cherche ni à plaire au régime ni à séduire les chancelleries occidentales — il parle au nom d’une Côte d’Ivoire qui refuse de se coucher.
Conclusion : la fidélité comme arme politique
En fin de compte, la fidélité d’Ahoua Don Mello à Laurent Gbagbo n’est pas une faiblesse, c’est une arme. Une arme politique contre le cynisme, une boussole dans la confusion, une preuve qu’en politique aussi, il existe encore des hommes de principe.
Dans un pays où la mémoire se vend et les convictions s’oublient, sa constance dérange parce qu’elle éclaire la trahison des autres.
Et si demain la Côte d’Ivoire veut vraiment renouer avec la dignité, elle devra s’inspirer de cette leçon simple : la fidélité à un idéal souverain n’est pas un fardeau — c’est la seule voie vers la liberté .
Par Dr. Kablan Effossou (PhD)








Don mélo a trahi la lutte et il faut qu'il le sache. Trop pressé arrivé tard. C'est lui qui connaissait l'homme Gbagbo Laurent mieux que moi Dagbo. Que ahoua don melo nous dise; où Gbagbo va je va et on le suivra.